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Les femmes dans le second conflit mondial

A la mémoire des femmes ayant vécu durant cette sombre période, à la mémoire de celles qui sont tombées, au front, dans les cas où ailleurs, pour que toujours, la Liberté triomphe. A toutes ces femmes courageuses qui ont su s’imposer auprès de leurs homologues masculins, pour lutter pour un même objectif. Aux résistantes allemandes, ou italiennes, trop souvent oubliées ; alors qu’elles étaient les premières à tomber sous les balles de leurs concitoyens. A toutes celles enfin qui ont résisté ou lutté. Pour que leur mémoire perdure. Amaury

Lors de la Première Guerre mondiale, les femmes de toutes les nations contribuèrent à l’effort de guerre, sous des formes diverses : munitionnettes, infirmières, etc… Ce rôle important fut reconnu dans de nombreux pays, et les femmes obtinrent le droit de vote : au Royaume – Uni, au Canada, en Russie Soviétique… Mais dès la fin de la guerre, elles sont renvoyées chez elles, à leur foyer, au retour des soldats, qui purent alors réintégrer (dans de nombreux cas, mais pas dans la totalité) leur travail. Avec la Seconde Guerre mondiale, les femmes sont impliquées de manière plus marquée dans l’effort de guerre ; on retrouve alors des femmes sous l’uniforme, sans pour autant qu’elles partent au combat (sauf dans certaines armées, ou certains cas particuliers) mais elles remplacent à certains postes les hommes, qui sont envoyés au front : la défense contre avions (DCA) britannique utilise largement les femmes pour manier les projecteurs, voire les batteries ; elles s’engagent aussi dans les communications, les Etats- majors…

La Seconde Guerre mondiale fut alors un moyen aux femmes de concurrencer les hommes. Non seulement, elles servent à leurs côtés, mais souffrent tout autant ; durant la Première Guerre mondiale, les soldats (uniquement des hommes) furent les plus touchés par la violence, et par le traumatisme de la Guerre. Durant la guerre suivante, les femmes furent elles aussi soumises à ces violences : bombardements, déportations, violence contre les populations occupées.
De quelles façons les femmes furent elles impliquées, selon leur envie ou non, dans cette guerre ? Tout d’abord, certaines femmes s’engagèrent volontairement dans cette guerre, comme c’est le cas pour les munitionnettes, les résistantes ou pour les WAAF, WAC par exemple ; services auxiliaires féminins, destinés à supporter l’armée. Enfin, d’autres furent des actrices forcées de cette guerre : les déportées, les populations soumises à l’occupation ; subissant plus cette guerre, qu’y participant. Enfin, nous nous intéresserons aux types de relations qui pouvaient se nouer entre hommes et femmes, durant cette lutte finalement fraticide.

Commençons tout d’abord par ces femmes qui s’engagèrent volontairement dans la lutte.
Nombreuses femmes, volontairement ou poussées par leurs proches, dans la plupart des pays européens, proposèrent leurs services aux industries de guerre. Au début de la guerre, bien que les usines tournaient à plein, elles furent peu embauchées, notamment en France. Mais dès que le pays se trouve en période de « crise » grave, elles furent quémandées par ces usines, notamment au Royaume- Uni, en 1940 / 1941 (usines aéronautiques, afin de fabriquer des avions principalement : Bataille d’Angleterre), aux Etats- Unis durant toute la période de la guerre : l’attaque de Pearl Harbor ayant lancé le géant américain dans une guerre ouverte sur deux fronts, il dut étendre son effort de guerre à toutes les ressources disponibles. La majorité des industries fut reconvertie dans la production d’armement, et leur production dut augmenter. Ayant besoin de main d’oeuvre, les Américaines répondirent en nombre : et grâce à elles, et à leurs homologues masculins, la production fut accrue de façon très importante : il fallait un mois à une équipe mixte pour produire un liberty ship (navire de transport, permettant un pont maritime entre Alliés, notamment Royaume Uni et USA) ; et en moyenne un jour pour un avion de type B29 Liberator Superfortess (bombardier lourd, très largement utilisé au dessus de l’Allemagne et du Japon). Dans l’Allemagne nazie, on commença à intensifier l’exploitation la main d’oeuvre féminine vers la fin de la guerre, réussissant ainsi à garder, en 1944, une production dépassant de beaucoup celle d’avant guerre. Les munitionnettes, appelées ainsi suite à l’expérience professionnelle des femmes durant la Première Guerre mondiale dans les usines de confection de munitions, ont été un atout majeur des USA, leur conférant ainsi une main d’oeuvre disponible encore plus importante que l’Allemagne nazie, ou que l’empire japonais. Ce dernier a aussi utilisé les femmes durant cette guerre, dans son appareil productif et lorsque la chute apparut comme proche, il les entraîna au combat avec des lances en bambou ; le fanatisme et le nationalisme exacerbés, le même que celui des kamikazes (vent divin) était présent chez tous les Japonais, femmes comprises.

En effet, les femmes furent aussi des combattantes, portant le même uniforme que leur père, frère, mari, fils… et avec le même sentiment de défense du pays, avec surement en plus la protection maternelle pour leurs enfants. Elles servent alors dans des corps spécifiques des armées : AFAT (auxiliaires féminines de l’armée de Terre ; des Forces Françaises Libres) qui sont parachutées en France occupée, pour l’organisation de la Résistance ; WAAF (women auxiliary air force), ATS (auxiliary territorial service), WRNS (Women’s Royal Navy service), services féminins rattachés respectivement à l’armée de l’air, de terre et de mer britannique. Les WAAF sont surement les plus connus : ces femmes servent dans les stations radars, sur les batteries de DCA (bien que ces dernières appartiennent à l’armée de terre, de nombreuses servantes proviennent des WAAF). Le fait que les Anglaises s’engagent beaucoup est le résultat de la menace d’invasion : la Marine et l’aviation jouent des rôles d’une importance cruciale, étant donné la situation insulaire de la Grande Bretagne. Les Etats Unis possèdent un corps : le WAC : women auxiliary Corps, qui est envoyé près des zones de combats, soutenant ainsi les hommes dans des rôles d’une importance vitale, communications, radars, … Ce rôle de combattantes est repris à un niveau supérieur dans l’Armée Rouge, qui n’hésite aucunement à envoyer les femmes au front ; la propagande fait le reste : ces femmes deviennent des héroïnes, et des noms connues en ressortent : la jeune Luba Makarova de la IIIème Armée de choc, tireuse d’élite. Elles sont aussi pilotes de chasse (surnommées les Sorcières de la nuit), tankiste, ou infirmière, rôle important principalement tenu par des femmes, quelque soit le pays. Le Troisième Reich employa aussi des femmes, notamment pour la gestion des territoires occupés, femmes qu’en France on appela les « Souris Grises ». Elles restaient seulement cantonnées aux villes et aux Kommandantur. Lors de la chute de l’Empire nazi, et de la bataille de Berlin, les levées de Volksturm se révélèrent insuffisantes pour contrer l’avance soviétique ; aussi les femmes, ou du moins les Hitlerjugend féminines ( appelée Bund der deutschen Mädel) se rangèrent aux côtés des combattants, dans une résistance aussi désespérée que futile, du point de vue de l’issue.

Cette résistance montre bien le caractère patriotique de certaines femmes, et ne s’applique pas aux Allemandes. On a bien vu ce même caractère dans le comportement des Anglaises, en 1940 / 1941. Mais ce ne sont pas les seules. Dans tous les pays occupés, se développe la résistance à l’occupant ; que ce soit en France, en Belgique, en Biélorussie, en Pologne, mais aussi en Chine, Mandchourie, contre l’Empire japonais. Prenons l’exemple de la France. Un nombre important de femmes a rejoint les rangs de la Résistance, et des noms célèbres sont restés gravés : Lucie Aubrac, Germaine Tillon, … Leur rôle était aussi bien le combat que le renseignement, et toutes prenaient un grand risque en entrant dans la clandestinité, un risque aussi grand que celui des hommes : la mort ou la déportation. Mais la résistance n’est pas spécifique à la France ; dans les pays occupés à l’Est, les femmes aussi retrouvent le chemin de la Liberté par la lutte armée, en Pologne, en Yousgoslavie, en Biélorussie, et en URSS ; elles rejoignent les mouvements de partisans soviétiques, très présents dans ces régions boisées ou difficile d’accès. La résistance n’est donc pas un milieu exclusivement masculin, bien que les hommes contrôlent encore les têtes des réseaux.

Ainsi une partie des femmes des pays pays en guerre ont participé à cette guerre, en tant qu’actrices. Mais d’autres furent emportées par ce conflit, sans pour autant qu’elles l’aient voulu.

Il existe en effet un grand nombre de femmes qui se retrouvèrent mêlées au conflit contre leur gré, que ce soit les déportées, ou les femmes soumises à l’occupation. Mais commençons tout d’abord par la place de la femme dans les différents pays et régimes en Europe au moins. Dans les pays conservateurs et ultra conservateurs, (comme le IIIème Reich, l’Italie Fasciste, …) leur rôle se bornait à la procréation, et à l’éducation des enfants ; ceci réduit à un slogan allemand : les trois K ‘ Kinder, Kirche, Küche’, qui siginifie Enfants, Eglise, Cuisine. Cela montre bien le rôle de second plan de la femme dans ces régimes. Dans l’Allemagne nazie, le rôle procréatif de la femme était renforcée par la politique de Lebensborn : les jeunes femmes allemandes correspondant aux critères aryens étaient rassemblées, et on leur présentait des soldats SS afin qu’elles donnent des enfants de ‘race supérieure’. Sous le régime de Vichy, la révolution nationale met l’accent sur le retour à la terre, mais aussi sur une femme soumise à l’autorité du mari, sur son rôle de mère (instauration de la fête des mères…) La femme dans les régimes démocratiques et libéraux, possède un rôle beaucoup moins traditionnel. Aux USA, la femme s’émancipe, et se détache de la tutelle de l’homme. Elles sont plus libres, et accèdent à des postes importants (tout reste relatif car la femme ne joue aucun rôle réel dans la politique, mis à part le droit de vote.) Cela se dévoile dans la plupart des pays libéraux, mis à part en France ; la femme reste encore subordonnée au mari, durant toute la période précédant la Seconde Guerre mondiale.

Avec la défaite française, et les défaites initiales à l’Est, de nombreuses populations furent soumises à l’occupation de l’Allemagne nazie. Les pays vaincus devant alors verser des indemnités d’occupation, les files d’attente devant les magasins s’allongent, et il devient très difficile pour les populations de se ravitailler. Mais quelles sont ces populations ? Notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées. Beaucoup de Français sont dans des camps de prisonniers, et leurs femmes se débrouillent seules en France. On remarque alors la montée en puissance de l’autonomie des femmes, autonomie qui se concrétisera finalement avant même la fin de la guerre, en France, avec le droit de vote des femmes, accordé en 1944. A l’Est enfin, les populations slaves, sous domination nazie, sont plus touchées par la violence des armées d’occupation, plus forte à l’Est qu’à l’Ouest. Les femmes notamment, sont victimes de viols, de sévices de la part des envahisseurs (viols ne se produisant pas seulement à l’Est, et pas seulement par les troupes ennemies : lors de la Libération, de nombreuses femmes furent violés par leurs libérateurs, qu’ils soient Américains ou Soviétiques… Peu de Britanniques furent impliqués dans ces actes, car l’armée était alors très disciplinée, ce qui n’était pas le cas pour l’armée américaine, une très grande proximité régnant entre officiers et soldats ; tandis que les soldats canadiens étaient pour une partie des repris de justice, quand ils n’étaient pas volontaires.) De même, les Japonais, lors de leur avance en Chine, ne se gênaient pas de laisser leurs troupes s’adonner aux pillages et aux viols. Ainsi, la vie quotidienne des femmes, où qu’elles se trouvent, se révélait être un combat personnel ; surtout lorsque celles ci étaient recherchées par les Nazis, à cause de leur religion, ou de leur convictions politiques.

La déportation et l’extermination furent les pages les plus noires de l’Histoire contemporaine. Les femmes n’en furent pas exclues. Il exista même un camp de concentration accueillant spécifiquement des femmes : Ravensbruck. La plupart des femmes, trop faibles, trop vieilles, trop jeunes étaient directement envoyées aux chambres à gaz, tandis que celles qui pouvaient travailler étaient alors exploitées par des usines allemandes, comme Siemens, mais aussi des firmes aujourd’hui à la renommée mondiale, comme Hugo Boss, qui alors travaillait sur la confection des uniformes, notamment ceux de la Hitlerjugend ou de la SS. Le travail forcé, les violences, la faim, le froid, la mort était le quotidien de ces femmes qui tentaient de survivre, par instinct parfois, mais le plus souvent se donnant un but et un sens à la survie, celui de témoigner, de sauver ses enfants, de revoir la France étaient les thèmes récurrents … Elles avaient alors les mêmes conditions de vie que les hommes. Sur la totalité des déportés, aussi bien qu’hommes que femmes, bien peu revinrent. Et « Ceux qui sont revenus peuvent ils être heureux ? » …

La guerre, source de malheur, peut se révéler être un lien entre hommes et femmes. A travers l’occupation, ou la détention, des liens se nouent parfois avec l’ennemi, ou avec l’allié en attente tous deux du moment où ils rentreront au pays, après avoir combattu.

Le cantonnement de près de 1 500 000 Américains en Angleterre (jusqu’à la veille du Jour J) entraîne obligatoirement des relations plus ou moins étroites avec les Britanniques, notamment les Anglaises. Le côté ‘viril’, ‘masculin’ ressort, et le gouvernement américain décide d’approvisionner ses boys de plusieurs boîtes de préservatifs, pour éviter la transmission des maladies vénériennes ; au plus grand mécontement des épouses américaines, qui ont peur, à juste titre, d’être trahies par leurs maris. De plus, afin d’éviter les viols et autres dérives, l’Etat- major a choisi de faire donner des soirées ou des bals, dans le seul but que les soldats puissent assouvir leurs désirs. Les endroits non éclairés de Londres regorgent de préservatifs, récupérés par la police militaire, de peur de choquer les esprits ; toutes les Anglaises rêvent d’avoir leur ‘yankee’ qui apparaît comme riche, presque comme l’homme idéal de l’époque : un nombre assez important d’Anglaises s’improvisent hétaïres. Les officiers américains et britanniques voient cela d’un mauvais œil, mais lorsque les Boys interrogent les Soldats de sa Majesté, sur l’existence de bordels, ceux ci répondent, sans humour : « il vous faut attendre jusqu’à ce que vous soyez en France »… et cela est pourtant bien vrai.

Les transferts de prisonniers de guerre furent aussi l’objet de rencontre entre soldats français, britanniques ou belges, principalement (les Russes et autres Slaves étaient envoyés dans les camps de concentration, ou dans des camps annexes aux camps de concentration ; les soldats combattant à l’Ouest étaient envoyés dans les Stalags, ou dans des familles allemandes afin d’aider aux travaux agricoles). Etant justement proche des femmes et jeunes filles allemandes, notamment lorsqu’ils vivent dans les familles, des relations plus ou moins intimes, ou amoureuses se lient parfois. Oubliant alors la femme qui attend au pays, ces ‘ennemies’ leur permettant d’oublier un temps les affres de la guerre ; dans le même temps, le gouvernement de Vichy met en place des politiques et des sanctions draconniennes contre les femmes étant coupables d’adultère, et dont les maris sont en Allemagne.

Les femmes des pays occupés eurent aussi aussi leur lot de souffrances ; outre les sévices dont elles sont victimes, du rationnement, des persécutions, elles doivent élever leurs enfants, s’occuper des affaires du mari quand celui ci est en Allemagne, tout en gardant leur rôle d’épouses fidèles, et surtout en n’ayant pas des affinités avec les Allemands ; beaucoup de femmes ayant été soupçonnées, à tort ou à raison, de collaboration verticale (rapport avec les troupes d’occupation) seront tondues, avant même la Libération : les premières tondues apparaissent en 1943. Autant les relations Français / Allemandes ne sont pas punies, les relations Françaises / Allemands seront punis, sous le prétexte d’adultère (si elles sont mariées) ou de comportements antipatriotiques.

Ainsi, la femme joua un rôle primordiale, équivalent aux hommes, parfois même plus contraignant, sur tous les fronts : autant à l’arrière que sur le front, allant même parfois au combat, aux côtés des hommes. Autant que les hommes, elles contribuèrent à la victoire, dans les armées alliées, et sans elles, la guerre aurait pu prendre un autre tournant : courage et admiration s’imposent aussi devant les Allemandes, ou même les Italiennes ou les Japonaises, car elles aussi combattirent, non pas pour le régime nazi, fasciste ou impérialiste, mais pour la sureté de leurs pays, de leurs enfants, etc… Aujourd’hui, la totalité des pays a accordé le droit de vote aux femmes, et un effort vers la parité prend forme dans les pays occidentalisés tout d’abord, puis dans l’intégralité du monde.

1 Commentaire à “Les femmes dans le second conflit mondial”

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  1. je trouve que votre site est tres bien fais, mais je trouve que la 1ere photo est provocante & je trouve cela tres hyumilliant pour les femmes.. elles ont deja etais trop humillée!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    salut a dit ceci


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